PSA Peugeot : comment l’état peut aider l’automobile française sans prime à la casse ?

L’annonce de la fermeture d’une des usines de PSA Peugeot Citroën a montré à quel point la filière automobile en France est en difficulté. L’État devrait bientôt proposer des mesures techniques pour régler ce problème et ainsi donner l’occasion aux voitures fabriquées en France de ne pas sombrer dans la faillite.

Toutefois, l’État ne pourra pas mettre en place une mesure miracle puisque la marge de manœuvre demeure serrée. Les mesures seront par conséquent d’ordre plutôt technique, que ce soit pour les constructeurs que pour les sous-traitants. Jusqu’ici, le principe du bonus-malus reste la solution la plus concrète, puisqu’il donne l’avantage aux voitures à économie d’énergie. Les voitures électriques proposent une prime de 5 000 euros de remise.

Des mesures fiscales pourraient également être envisagées. Une réduction de taxe pour les constructeurs de voitures peu polluantes pourrait réduire l’importation de grands modèles polluants. Concernant le changement du coût de travail proposé par les constructeurs, l’État n’est pas encore favorable à cette solution. Selon François Hollande, le gouvernement est actuellement à la recherche de solutions efficaces, mais moins coûteuses pour les contribuables. De ce fait, le retour de la prime à la casse n’est pas envisagé actuellement, puisqu’elle s’avère trop onéreuse.

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Croissance de 0,6% en France au 4ème trimestre 2009 selon l’INSEE : prime à la casse, rebond technique dû aux stocks et plan relance auraient porté la croissance française


Bonne surprise que ce chiffre de 0,6% de croissance au 4ème trimestre 2009 que vient de publier l’INSEE.

La prime à la casse aura permis l’anticipation d’achats d’automobiles fin 2009, au risque de perturber la croissance en 2010.

Le plan de relance aura permis un rebond de croissance, au prix de sacrifices sur les déficits publics que la France ne sait éponger depuis 30 ans.

Bref, la nouvelle est bonne, mais espérons que 2010 ne sera pas une année noire à cause des actions de 2009 : déjà Renault annonce des pertes colossales en 2009, et l’emploi des cadres est annoncée comme mauvais pour 2010 selon nos confrères de site-emploi.com.

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Renault perd 3,1 milliards en 2009 malgré la prime à la casse : fallait-il que les contribuables renflouent un secteur en perdition au détriment de secteurs innovants ?


Logo Renault

Renault annonce des pertes de 3,1 milliards d’euros en 2009 et ceci malgré la prime à la casse créée par le gouvernement en 2009 !

Dans le détail, la moitié de ces pertes provient des filiales Volvo, Nissan et Avtovaz.

La question est : fallait-il renflouer Renault et Peugeot avec une prime à la casse qui aura couté 200 euros par contribuable français ? Soit le prix d’un vélo, autrement plus écologique que de racheter une voiture, qui plus est, non électrique !

De plus, faut-il s’intéresser aux secteurs en perdition ou préparer les emplois de demain avec des formations, de l’innovation, en aidant les PME innovantes, celles qui recrutent et qui en ont tant de mal à avoir des prêts bancaires ?

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Emission Politique & Co sur BFM Business ce vendredi 23 septembre à 18h avec Jacques Attali invité

Une nouvelle émission est créée par la radio BFM Business Politique & Co dès vendredi 23 septembre à 18h avec Jacques Attali, président de Planet Finance et ancien conseiller du président François Mitterand, comme premier invité.

Pour ré-écouter l’émission Politique & Co de BFM Business en podcast audio, c’est ici qu’il faut cliquer, sinon en voici le résumé.

Pour Jacques Attali, la Grèce doit pouvoir racheter sa dette aux conditions du marché.

Il pense que c’est une bonne idée d’utiliser le fonds de stabilisation européen pour investir dans des entreprises.

Jacques Attali pense que les eurobonds ne seront pas mis en place à temps, et la seule solution sera la monétarisation de la dette donc.

Il pense que la France et l’Allemagne n’ont pas été assez convaincants. De plus, la France n’ose pas contredire l’Allemagne.

Emission Politique & Co sur BFM Business ce vendredi 23 septembre à 18h avec Jacques Attali invité

Les Eurobonds sont une question de volonté politique et sans politique budgétaire commune, de toute façon, les eurobonds auraient disparu.

A propos de la démondialisation préconisée notamment par Arnaud Montebourg, Jacques Attali pense qu’il faut une mondialisation avec une politique de droits, notamment sociaux.

“A Bruxelles, il y a un très puissant commissaire de la concurrence et un peu puissant commissaire de la politique industrielle” explique Jacques Attali.

Au sujet de la TVA sociale, il est pour et l’appellerait TVA emploi plutôt que TVA anti-mondialisation.

Le drame de l’Europe, c’est de ne pas avoir de politique fiscale commune à part la TVA.

Jacques Attali est pour la taxe sur les transactions financières afin d’aider les plus défavorisés.

Il croit beaucoup au pouvoir du parlement européen.

Jacques Attali pense qu’il ne faut pas forcément acheter des produits français, qu’une Dacia faite en Roumanie développera le pouvoir d’achat des roumains qui ensuite, en contrepartie, achèterons des produits à plus haute valeur ajoutée. La mondialisation ayant été synonyme de hausse de pouvoir d’achat depuis 10 ans.

Jacques Attali craint une récession dans certains pays, avec une croissance faible de l’ordre de 1% aux Etats-Unis et en Europe.

Il pense depuis 2008 que les déficits budgétaires augmentés avec plans de relance ont été dangereux.

Ainsi, les plans de relance couteux et la hausse de la dette publique qui en résulte, c’est un peu une réunion d’alcooliques anonymes, qui pour fêter l’arrêt de l’alcool, boivent un dernier verre ensemble.

Ne pas faire d’économie c’est absurde, il faut maitriser les dépenses publiques.

Il craint sinon une impossibilité réelle de payer les fonctionnaires avec un état français en défaut de paiement et en faillite.

Jacques Attali est pour une tranche supérieure de l’impôt sur le revenu avec un retour aux tranches de début 2000. Ceci dit, Jacques Attali est pour une réforme globale de la fiscalité française.

Il pense que les mesures fiscales sont extrêmement loin de ce qui est nécessaire.

En bilan, des mesures du rapport Attali ont été mises en place, mais pas toutes. Le Grand Emprunt a été mis en place, mais pas la réforme de l’école primaire par exemple.

Jacques Attali compte voter aux primaires socialistes mais ne le dit pas dans l’émission Politique & Co de BFM Business. Il dira pour qui il votera avant le premier tour des primaires, et il dit ne pas avoir vu le premier débat des primaires socialistes.

Jacques Attali dans Politique & Co sur BFM Business indique ne pas avoir vu l’intervention de Dominique Strauss Kahn sur TF1. Il lui recommande le silence pour le moment, mais Jacques Attali souhaite le retour de DSK dans la politique française.

A propos du discours de DSK sur la Grèce et Christine Lagarde qui ont changé d’avis, Jacques Attali indique être libre.

Concernant le salaire et les revenus de Jacques Attali, il dit être dans la tranche maximale et est prêt à payer plus d’impôts, même si par discrétion, il n’a pas signé l’appel des “riches” à augmenter les impôts.

Il dit être contre le quinquennat, car le septennat aurait permis au parti socialiste de gagner des élections législatives intermédiaires, avec sans doute, une ré-élection de Nicolas Sarkozy après un gouvernement socialiste.

Jacques Attali a eu à répondre aux questions d’Edwige Chevrillon de BFM Business et à celles de Jean-Baptiste Jacquin, du journal Le Monde, Nicolas Prissette, du Journal du Dimanche et Geoffrey La Rocca responsable des médias sociaux RMC/BFM.

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